Je me suis retrouvée à discuter avec des tantes ou des grands mères qui malgré un nombre indéterminé de grossesses et d’enfants semblaient parfaitement s’en sortir. D’ailleurs tu vois que t’es complètement à la rue quand toi t’arrives pas à gérer un seul de tes enfants. Je me suis demandée pourquoi. Je crois que j’ai trouvé quelques réponses :

– d’abord on se prenait pas la tête (sauf cas exceptionnels de stérilité) avec la grossesse. Ma grand mère me disait souvent qu’elle avait l’impression de tomber enceinte à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. j’avais envie de lui dire que ça ne marchait pas vraiment comme ça, mais je me suis retenue.

– le marketing et les livres de grossesse étaient inexistants à l’époque. Les canaux de vente et d’informations étaient les même d’ailleurs : les mamans du « gynécée ». D’autant moins de raison de se torturer l’esprit. Par exemple, personne ne courait les magasins de puériculture à la recherche du thermomètre de bain le plus indiqué. donner le bain à 38,5°C ou à 36° au lieu de 37° n’était absolument pas la crainte première des futures mamans.

– la puériculture était une notion intuitive et partagée. Personne ne notait dans un carnet la première fois que bébé a arrêté de loucher et nous a regarder droit dans les yeux. où quand il a mangé sa première purée. ou le nombre de grammes de protéines auxquelles il avait droit à 25 mois. d’ailleurs on ne comptait pas l’âge en mois.

– les enfants se géraient et s’ils ne faisaient pas ce qu’on leur demandait, c’était tant pis pour eux. on pourrait appeler ça assumer les conséquences de ses actes. Un exemple : mange. j’ai pas envie. ok va-t-en alors. Le concept du parent qui poursuivait son enfant en négociant avec la cuillère pleine d’endives (berk) parce qu’il n’aura pas mangé sa proportion de légumes aujourd’hui, c’était de la science fiction. On se disait qu’il finirait bien par manger un jour ou l’autre. et c’était vrai.

– à partir de 6 enfants, et une fois qu’ils avaient 6 ans, ils aidaient leurs parents. changeaient les couches, lavaient la vaisselle, et s’occupaient des petits frères et soeurs. s’ils faisaient un cauchemar, on leur disait de filer au coup de boule au monstre ou que c’était des conneries. et on parlait plus.

– les mamans ne cumulaient pas les jobs. Elles n’avaient qu’un seul travail à la fois, celui de leur maison et leurs enfants. c’était pas mieux ou moins bien, c’était comme ça. Aujourd’hui, on cumule. wonderwoman, c’est dans les films, et de l’aide, c’est pas ce qui court les rues. et comme en plus on court après le 18/20, forcément, c’est galère. pour tout le monde.

– le pedopsy ? Hein ? Les problèmes d’identités, de confiance en soi, de rapports d’autorité ? On connaît pas. Ça finira par passer qu’ils disaient …
c’est mon analyse, et ça n’engage que moi. il faudrait demander à nos parents 🙂

2 commentaires sur « pourquoi élever des enfants, c’était plus facile avant »

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