J’en ai lu des livres (quand je ne suis pas obsédée par les séries). Je me suis d’ailleurs remise à la lecture uniquement parce que j’avais vu tous les épisodes de Scanda, Homeland et Suits. Mon capital littérature remercie donc chaleureusement les producteurs de ces séries pour leur lenteur à ressortir des épisodes. Cette parenthèse #seriesaddicted étant refermée, nous pouvons donc entrer dans le vif du sujet, à savoir un livre dévoré d’une traite, « cul sec ». Celui qui m’a réconcilié avec la lecture boudée depuis le mois de juillet, soit quand je me suis acharnée à lire « à moi seul, bien des personnages » de John Irving. Je re-ouvre une parenthèse, mais l’obstination à non seulement lire ce livre, mais en plus à me forcer à l’aimer, dont j’ai fait preuve à l’époque relèvent de l’acharnement thérapeutique. J’ai fini par opter pour l’euthanasie, non sans avoir été booktraumatized depuis. Refermons-donc la 2ème parenthèse (je pars dans tous les sens, je sais, mais vous m’aimez quand même? :-))

C’était donc lors de mon voyage à Barcelone. Je suis arrivée devant la Sagrada Familia, pleine de motivation pour visiter cette basilique folle. J’ai vu la file de chinois qui attendaient, j’ai entendu une voix au fond qui me disait : va sur le banc en face, contemple la sagrada et ouvre ce livre dans ton sac. 

Jeanne d’Arc, sors de ce corps.

C’est ainsi que j’ai démarré la lecture de cette merveille, sous un arbre et quelques gouttes de fine pluie qui parvenaient à filtrer les feuilles persistantes. Peu importe le froid qui saisissait mes mains, peu importe les gouttes de pluie qui niquaient ma coiffure, j’ai continue à lire. 

L’histoire est tragique mais d’une beauté à couper le souffle : une femme aime un homme qui ne la connait pas. Elle l’aime de tout son coeur, son être, ses tripes. Elle est pour lui. Il est son tout autant qu’elle est son rien. Et pourtant. 

Le style vous transporte dans un univers passionné, romanesque, tragique et merveilleux. Tout ça à la fois. 

Je ne peux en dire plus sans trahir le livre. Je lui ai juré fidélité éternelle. 

Lisez-le, et cul sec s’il vous plait. 

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7 commentaires sur « Le plus beau livre du monde : « lettre d’une inconnue ». (Stefan Zweig) »

    1. oui ça l’est poupinette ! je te dois la réconciliation avec la lecture 🙂
      gros poutous, je te le renvoie dès que possible 🙂

  1. Je suis tes conseils. Comme toi, rien lu depuis cet été… Je te fais donc confiance. Je viens de le commander sur Amazon

  2. Vous avez raison: c’est un des plus beaux livres de Zweig – qui pourtant a quelques chefs d’ œuvres à son actif (La Confusion des Sentiments ; Le Monde d’ Hier etc)

  3. C’est mon auteur préféré ! Et en effet, ce livre est superbe. Le premier que j’ai lu de Stefan Zweig c’était « la confusion des sentiments ». Je l’avais trouvé dans la bibliothèque de mon grand père… Une fois terminé, j’ai tout de suite acheté ses autres bouquins !

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