C’était un matin à peu près comme les autres.

Pas super réveillée, pas si fatiguée non plus.

Un cross-fit morning. pas tout à fait dans ses baskets, mais dedans quand-même.

Ce matin là, pourtant, je me suis fait un kif : la boule de berlin.

Une espèce de spécialité pâtissière diététiquement aberrante, le genre qui t’exclut du club Weight Watchers, au rang des aliments totalement non-grata chez Dukan.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la boule de berlin, c’est un gros beignet (une boule, donc) saupoudré de sucre glace fourré d’une épaisse couche de crème pâtissière.

C’est donc gras et sucré. mix fatal, je sais.

Totalement improbable.

Large_Boule-de-berlin

Mais là où ça se corse, c’est qu’elle ne se contente pas d’être caloriquement scandaleuse, mais qu’elle se déguste/savoure/dévore de manière tout aussi improbable.

Le sucre, volatile, s’étale à peu près partout sur ton visage, tes cheveux, tes vêtements. La crème anglaise, en son centre placée, menace de se faire la malle et tangue dangereusement lors de chaque bouchée. Tes doigts empoignant fermement la boule, sont imbibés de gras et de sucre pendant que ta langue tente désespérément d’attraper le surplus de crème qui se barre en stomelincks.

Mais tu n’en as sinécure.

C’est un kiff. Un kiff, ça ne se juge pas, ça ne s’analyse pas, ça se vit, punt aan de lijn.

tu sais que tu devrais probablement courir pendant 3 jours de manière ininterrompue, sûrement te priver de nourriture pour le reste de la journée pour compenser le tsunami calorique que ton corps vient de vivre. Tu sais que tu devras probablement te changer après et il possible que ton collègue en face, celui qui a assisté, impuissant,à cette scène kafkaïenne, ne s’en remettra jamais.

Mais peu importe.

Tu as pris ton pied. J’ai lu quelque part que c’était ça aussi, la clé du bonheur : être tolérant et doux vis à vis de soi. Même quand tu fais des trucs un peu bizarres.

Car pendant ces 3 ou 4 minutes qu’aura duré la dégustation, tu auras été la reine. Nothing else mattered.

c’est ça, le bonheur, c’est attraper ce qu’on peut, quand on peut. Le luxe, c’est aussi se faire plaisir.

 
kiff

Et toi, quel est ton kif?

Un commentaire sur « la fantastique histoire de la boule de berlin… ou le début du bonheur »

  1. Oui le  »Berliner » est une très bonne patisserie.
    Perso suis plus branchée panna cotta ou mousse aux 3 chocolats en ce moment 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s