C’était un soir comme les autres.

J’avais réglé la température de ma chambre de façon aléatoire et naturelle, à savoir en ouvrant la fenêtre.

22h59 : Après 2 épisodes de Orange is the New Black, je me prépare à aller au lit.

Je jette nonchalamment quelques gouttes d’Ylang Ylang sur mon oreiller, me love dans mes draps en satin de coton, prête à me bercer dans les bras de me morphée.

23h12 : J’éteins la lumière, baille avec bonheur en pensant à la douce nuit que je m’apprête à passer.

J’ai du oublier de dire Inchallah.

23h37 : Parce que c’est au moment précis où je me suis endormie que je l’ai entendue. ELLE. Cette enfoirée de saleté de moustique.

« Si vous pensez que vous êtes trop petits pour changer quoique ce soit, essayez de dormir avec un moustique dans votre chambre ».

23h48 : Ce sont les grattements qui m’ont réveillée. Cette bitch m’avait mordu 3 fois sur chaque bras.

On a la dalle, on dirait.

00:03 : Je me lève, j’allume la lumière, à la recheche de ce mini-vampire.

Evidemment, plus de signe de vie. Sooo mainstream.

00:05: Je me recouche.

Sans surprises, c’est au moment où je me rendors qu’elle choisit de faire son entrée en stoemelinckx.

00:45 : Je me lève à nouveau, un oreiller dans les mains, cette fois.

Je suis déterminée, rien ne m’arrêtera.

Mais elle reste plus forte que moi.

01:11 : C’est donc bredouille que je me recouche.

1:45 : Elle revient sur le ring.

Cette fois, je réveille la racaille qui est en moi. Je la sens, y’a plus de pitié possible.

1:53 : Je m’arme de 2 coussins et d’une paire de sandales. A la guerre comme à la guerre.

J’ai l’impression de monter sur un ring, je sautille, je lui parle, je cherche à l’intimider.

2:22 je parle seule et je sautille dans ma chambre, je me prépare à attraper ce fichu moustique.

2:48 : Je la distingue dans l’applique murale. J’essaye de la faire bouger

3:09 : je tremble, je suis nerveuse, je parle toujours toute seule. Je crie « Saloperie de xxxxxxx biiiiiiiip de moustique, je t’aurais! »

3:17 : je lance mes deux coussins. je la loupe

3:32 : je l’attrape avec mes chaussons.

3:33 : je crie victoire. Je lève les bras au ciel. Je savoure, j’ai les palpitations de la winneuse dans le ventre.

3:36 : je me recouche.

La vie est faite de petites victoires, mais nous sommes bien peu de choses.

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