Mais qui s’y prenait comme un manche (à balai). Mais heureusement, il y’avait les pros : Carine et Valérie.

  1. Vendredi 12h 

Premier rendez-vous chez Carine. Une blonde magnifique m’accueille, un regard bienveillant et volontaire à la fois, pas vraiment l’image de la nutritionniste psycho-rigide qui me mène au doigt et à la baguette. Elle commence par me demander ce que je veux : piano piano ou pronto allegro. Je réponds, tu m’as regardé? je veux maigrir, et vite, j’ai pas que ça à faire.

Elle me propose plusieurs alternatives, régime acide-base, tout en précisant qu’on pas de calculatrice dans l’estomac donc le régime aux calories ne vaut rien. Je choisis le régime à haute teneur en protéines car je veux perdre en deux gros palliers..

Qu’est ce que c’est? on vire tous les glucides, on réduit fortement l’apport en gras, mais on booster à mort l’apport en protéines et en légumes. Le corps est rassasié en protéines, donc lâche les graisses. Mais comme il brûle et que les protéines sont énergivores à brûler, les fibres sont essentielles. Surtout, surtout beaucoup boire, sinon les reins morflent. 

Ses apports sont délicieux, j’ai d’ailleurs failli frapper ma soeur quand elle m’en a piqué dans paquet. Je sais, le régime, ça rend raide.

healty

Mon menu : 4 repas par jour, puis comme j’aime grignoter et qu’il faut éviter d’avoir faim, elle me donne 4 apports protéines. Pourquoi? ne pas avoir faim pour ne pas trop manger d’un coup.

  • Samedi 10h

Premier rendez-vous chez Bodytec. J’explique à Valérie mon problème, elle m’explique ce qu’on va faire : 2 séances par semaine de 20 minutes, puisque je nage une fois par semaine. Un peu effrayée par les électrodes au premier abord, on m’explique qu’ils fonctionnent comme les stimulations du cerveau vers les muscles mais qu’ils travaillent les 4 côtés de chaque muscle et ce pendant qu’on fait déjà de l’exercice. Pas question donc de glandouiller ni de machine miracle. Pour le côté  1984 donc, Georges repassera. L’objectif? travailler à peu près toutes les parties du corps et enclencher la dépense calorique pendant les quelques 48 à 72 heures qui suivent. Du coup, interdiction de cumuler des séances deux jours de suite.

La machine est en marche, rien ne peut m’arrêter.

machine

  • Jour de régime 1 :

Je me suis gavée de futurs aliments interdits, futur-ex plats réconfortants tout le week-end. Comme l’orgie du condamné. Beignets, cheesecake, borgia de fruits dont même les empereurs romains seraient jaloux, chips, frites, tajine et beaucoup de pain de ma mama.

Lundi 7h07, je suis prête mentalement.

Mais pas matériellement.

Après mon fromage blanc aux petits biscuits pomme-cannelle protéinés, je pars en freestyle pour une journée qui ressemble à celle de presque nous toutes : une semaine casée sur une journée. Je déjeune au bureau d’un reste de saumon cuit au four accompagné d’artichauts vapeur et je me sens comme une championne des jeux olympiques de la healthy food. Puis, je pars en rendez-vous multiples et variés. Et c’est là que ça se corse.

Parce qu’évidemment, je n’ai pas pris mes apports protéinés. Ni fais mes courses de légumes. Et évidemment pas pensé aux substituts croquants des 3 pommes que je mange par jour.

15.49 : Je suis en réunion chez un client et dans le feu de l’action, je bois thé et eau. ça passe.

18.03 : je saute dans la voiture pour aller en reportage lors d’une cérémonie de remise des trophées – de footballeurs (si si), ma go-pro avec, mais toujours rien à manger. Je suis peut-être mon own hero, mais pas celui de mon alimentation. 

19.07 : j’arrive à l’évènement que je couvre, on sert des petites pâtisseries et des jus de fruits. Je reste stoïque et je cherche mes futurs interviewés.

21.17 : je ne reste pas à ma place pour éviter les regards concupiscents de feuilletés à ma table. J’ai faim.

22.36 comme si ce n’était pas assez compliqué comme ça de gérer des égos et des corps de footballeurs à tous les recoins, je dois en plus faire face à la faim. Et les gens, et le bruit.

23.01 interview n°4 : j’ai la gorge sèche d’avoir parlé dans un niveau de décibels sûrement illégal quelque part, j’ai tellement faim que mon estomac est en train d’entamer une procédure judiciaire pour traitements irrespectueux.

23.59 : je rentre à la maison, je respire un bon coup et me fait une salade avec tout ce qui est vert dans le frigo. Plus mes protéines. Je bois 89 dl de tisane et de bouillon et je vais me coucher, fière de mon extrême manque de prévoyance.

Demain est un autre jour.

Une fois que cette journée s’est répétée 4 fois, j’ai fini par prendre des dispositions. il faut dire que si la Terre a été créée en 6 jours, il ne faut pas espérer en attendre plus d’un changement de rythme alimentaire.

Les petits trucs que j’ai appris :

– y’a toujours moyen de se choper une salade fatouche quelque part, merci la mondialisation . Sans pain pitta, évidemment.

– les jus de legumes, sans carottes de préférence, ça soulage.

– le yaourt et boissons au soja, aussi

– éviter le symptôme du lapin en grignotant trop de salades qui donnent un ventre de femme enceinte de 4 mois mais sans la jolie peau qui va avec. En plus, c’est tout sauf rassasiant.

– le fenouil m’a bcp aidé à faire le transfert de mon habitude compulsive de croquer dans tout ce qui pouvait être gras, salé. Il paraît que c’est le syndrome des femmes dynamiques. J’assume. 

– surtout : boire, boire et puis boire. Tisanes, thé, eau. Le gazeux gonfle, donc juste en cas d’envie.


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