Ma copine m’appelle. Elle a des entrée VIP pour la Soul Party de Nostalgie.
Mood : danser. Attends, pas danser en déplaçant verticalement et latéralement les épaules d’un air blasé, non non. Du vrai danser, c’est un peu comme l’histoire du vrai manger : entre le mini-zakouski et le home-made burger, il y’a un monde. Ce soir, suis la reine du haut de cette boite.

18h52 : on y est pas encore. Il faut d’abord s’habiller. La mince affaire : si t’es nostalgie, t’as forcément pas 20 ans, mais si t’es de soirée, t’es forcément chic.                                       La robe à paillettes? non, ça fait la fille qui n’a pas quitté le Studio 54.                                       

Le jeans ? Trop commun – j’ai dicté un commandement inabrogeable : le soir, tes vêtements du jour point tu ne porteras. Ce qui signifie que j’étudie l’éligibilité d’une tenue en fonction de son contexte. A la limite, si j’avais acheté le fameux Levis bootcut ou le 7 all for Mankind qui fait un postérieur qui rendrait jalouse J.lo, ok.
Donc, près avoir brainstormé avec moi-même, visualisé mon armoire, retourné mes boîtes de vêtements « spéciaux », WhatsAppé mes test tenuses avec mes copains et copines (l’avis d’un homme est toujours une bonne idée), je déniche une robe IKKS en lamé argenté, celle qui fait que tu brilles dans le noir, coupe droite, ni trop longue, ni trop courte, c’est ça, ni pute, ni soumise.

19h01 : opération maquillage. du fard bleu marine et argenté sur les yeux, ça fait toujours joli. Sauf quand tu mets trop de bleu du premier coup, c’est comme si tu faisais l’affiche pour une campagne contre les violence faites faites aux femmes. Démaquillage, dosage. Mon crayon pour les yeux? pointe cassée, taille crayon très probablement dans la trousse d’une de mes tigresses.

19h10 : passage chez Picard, on dîne chez une copine pour se mettre bien. Se rappeler qu’à notre âge, on ne mange pas de pizza ni de junk food, mais dissocié et de préférence sans glucides. Merci Picard de penser à nous.

19h53 : on est surexcitées. La fille de ma copine, qui a 21 ans, nous regarde avec une air aussi effaré que dubitatif en se demandant si elle doit vraiment nous laisser sortir. En même temps, j’ai l’impression d’être de ces enfants qui sont super excités avant leur fête d’anniversaire, mais qui s’endorment pendant tellement ils ont donné avant.

21h32 : en route, comme les petits vieux, on aime être là à l’heure pour ne pas devoir faire la file.

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21h34 : dernières recommandations de la fille de mon amie : on ne boit pas dans des verres qu’on connaît pas, on fait attention sur la route, on garde son bracelet bien en évidence, rentrez pas trop tard, toussa. j’ai l’impression de négocier la permission de minuit avec ma mère, mais non.

22h01 : devant la file, ma copine s’exclame, perplexe : « y’a des gens qui achètent leurs tickets pour entrer? » #jesuisunefillebienavecloptionconnasse

connasse

22h03 : la musique est bonne, on se chauffe.

22h52 : sur les Jackson five, j’invente un mouvement d’anthologie. Ma tête fait des tours de 360°c sur elle-même (même la possédée de l’exorciste en serait jalouse)

23h07 : sur le remix de Marvin Gaye, mes bras font le pump-it-up que Davina.

23h15 : je monte sur la table, suis partie. Mes jambes font des mouvements très agités et pas forcément coordonnés avec le reste, mais on s’en fout. Je ne sais pas comment, mais je tiens sur cette table. C’est un miracle de la nuit.

23h35 : j’ai soif, je me shoote à la spa pétillante, parce qu’avec des bulles, la fête est plus folle. Je regarde les gens par le balcon, y’a du monde au balcon. Si si. En strass et paillettes, le Studio 54 n’est pas si loin finalement.

23h59 : je m’assieds, même si mes Adidas compensées ont été mes alliées secrètes. Et là, c’est le drame : je baille. Oeps. Un coup d’oeil à mon Iphone, l’application sommeil me gronde avec son alerte push : je devrais être au lit depuis une heure. Oeps.

00.25 : je résiste, comme les enfants qui mettent des allumettes dans les yeux pour ne pas rater la fête. Non, je tiens debout, demain y’a pas école pas travail.

00. 28 : y’a de plus en plus de gens. J’aime pas trop, quand y’a trop de gens. Stephane Pauwels est très agité, je croise une collègue qui pète la forme, je suis épatée.

00.35 : ça suffit, je pense. on rentre. C’était bien. On donne les tickets de consommation restant à des filles à l’entrée, ça fait un peu le papa Noël des cocktails.

00.38 : en arrivant devant ma voiture, nous observons perplexes la longue file devant une autre boîte à la mode.

00.40 : 2 jeunes hommes nous approchent : « ils ne vous ont pas laissé rentrer en boîte? vous voulez rentrer avec nous? ». Non, mon chou, nous avons juste le syndrôme de Cendrillon. Après minuit, c’est plus l’heure.

00.42 : on a faim, on irait se manger quelque chose? un bon junk food? non, on mange dissocié.

00.47 : debrief à ascendant connasse dans la voiture. Les gens, c’est plus ce que c’était.

01.28 : dans mon lit, après avoir raccompagné mes copines. Les oreilles sifflent du bruit de la sono, je crois que je vais avoir des courbatures demain et la fonction sommeil de mon Iphone n’est vraiment pas contente car je devrais être au lit depuis 2h05.

Mais on était bien. Vraiment bien.

Merci, Nostalgie. Merci, les copines.

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